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Aides auditives 100 % Santé : prise en charge intégrale

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Depuis le 1er janvier 2021, toute personne couverte par une complémentaire santé responsable peut s’équiper d’aides auditives sans rien payer, à condition de choisir un appareil de classe I, celui du panier 100 % Santé. Le prix est plafonné à 950 € par oreille, l’Assurance Maladie en rembourse une partie et la mutuelle le reste. Cette page explique ce que contient ce panier, comment se passe l’appareillage, ce que change le choix d’un appareil de classe II, et les règles de renouvellement. Informations vérifiées le 5 septembre 2026 sur ameli.fr.

Deux classes d’appareils

Depuis la réforme, les aides auditives sont réparties en deux classes. Les appareils de classe I forment le panier 100 % Santé : leur prix de vente est limité à 950 € par oreille pour les adultes (1 400 € avant 20 ans), et ils doivent offrir au minimum douze canaux de réglage, un système d’amplification des sons extérieurs, une réduction du bruit, un anti-larsen, un anti-acouphènes, et au moins trois options parmi une liste (connectivité sans fil, réducteur de bruit du vent, directivité adaptative, batterie rechargeable, apprentissage de sonie…). Tous les types de boîtiers existent dans cette classe : contour d’oreille, mini-contour à écouteur déporté, intra-auriculaire.

Les appareils de classe II sont vendus à prix libre. Ils se distinguent par des options supplémentaires (davantage de canaux, connectivité Bluetooth complète, traitement du signal plus fin), pas par une capacité de correction différente : la classe I est conçue pour couvrir l’ensemble des surdités appareillables.

Ce que rembourse l’Assurance Maladie

Le remboursement de la Sécurité sociale est le même quelle que soit la classe. Il est calculé sur une base de remboursement de 400 € par oreille pour un adulte, prise en charge à 60 %, soit 240 €. Avant 20 ans, et quel que soit l’âge pour les personnes atteintes de cécité, la base est de 1 400 €, soit 840 € remboursés. Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire, d’une affection de longue durée liée à la surdité ou d’une prise en charge au titre d’une maladie professionnelle sont remboursés à 100 % de cette base.

Par oreille Classe I (100 % Santé) Classe II
Prix Plafonné à 950 € (1 400 € avant 20 ans) Libre
Assurance Maladie, adulte 240 € 240 €
Complémentaire responsable Le solde, obligatoirement Selon le contrat, dans la limite de 1 700 € au total avec la Sécurité sociale
Reste à charge 0 € Prix − remboursements

Le plafond de 1 700 € par oreille pour la classe II (part Sécurité sociale comprise) est imposé aux contrats responsables : au-delà, la mutuelle ne peut pas rembourser, même avec une garantie élevée. Un appareil vendu 2 200 € laisse donc au moins 500 € à payer, et souvent plus si le contrat ne va pas jusqu’au plafond.

Les piles et accumulateurs font l’objet d’un forfait annuel remboursé par l’Assurance Maladie, ainsi que les réparations hors garantie, sur une base modeste.

Le parcours d’appareillage

Il commence par une consultation médicale. La prescription d’un premier appareillage est réservée aux médecins ORL et aux médecins généralistes ayant suivi une formation en otologie ; elle s’appuie sur un audiogramme. Le patient choisit ensuite librement son audioprothésiste, qui réalise un bilan, propose un ou plusieurs appareils et remet un devis normalisé. Ce devis doit obligatoirement comporter une offre 100 % Santé de classe I, en plus, le cas échéant, d’un appareil de classe II ; il détaille le prix, les remboursements attendus et le reste à charge.

Une période d’essai d’au moins trente jours est obligatoire avant tout achat, pour tester l’appareil dans la vie réelle. À l’issue de l’essai, le patient peut refuser l’appareil sans frais, en demander un autre, ou l’acheter. Le prix inclut alors l’adaptation, les réglages et le suivi pendant toute la durée d’utilisation, avec au moins deux rendez-vous la première année puis un contrôle semestriel. L’audioprothésiste ne peut facturer aucune prestation supplémentaire pour ce suivi.

Tous les appareils, des deux classes, sont garantis quatre ans par le fabricant contre les pannes. La perte, le vol et la casse par accident ne sont pas couverts ; certaines mutuelles ou assurances habitation proposent une garantie complémentaire.

Renouvellement

L’Assurance Maladie prend en charge un nouvel appareillage tous les quatre ans par oreille, délai compté à partir de la date de facturation du précédent. Un renouvellement anticipé n’est possible que sur justification médicale d’une évolution de l’audition ou d’une inadaptation de l’appareil, avec accord du service médical. Avant 20 ans, les règles sont plus souples pour suivre la croissance de l’enfant.

Pour le renouvellement, une nouvelle prescription est nécessaire ; elle peut être établie par le médecin traitant. L’audioprothésiste peut adapter l’appareil dans les limites de la prescription sans repasser par le médecin.

Questions fréquentes

Un appareil de classe I est-il moins efficace ?
Non pour la correction auditive elle-même. Les études de suivi menées depuis la réforme montrent des résultats équivalents sur la compréhension de la parole. La différence porte sur le confort dans les environnements bruyants complexes et sur les fonctions connectées.

Peut-on s’équiper d’une seule oreille ?
Oui, si la prescription le prévoit. La prise en charge est calculée par oreille, et un second appareil peut être ajouté plus tard.

Que se passe-t-il sans mutuelle ?
Le patient perçoit les 240 € de l’Assurance Maladie et paie le reste, y compris pour un appareil de classe I. Si les ressources le permettent, la complémentaire santé solidaire couvre intégralement la classe I.

L’audioprothésiste peut-il refuser de proposer le 100 % Santé ?
Non. L’offre de classe I doit figurer sur le devis, et le professionnel doit disposer d’un choix de modèles dans cette classe. Un refus peut être signalé à la CPAM ou à la répression des fraudes.

Peut-on changer d’audioprothésiste en cours de suivi ?
Oui, mais le suivi est compris dans le prix payé au professionnel qui a vendu l’appareil. Un autre audioprothésiste peut facturer les réglages, sauf accord entre eux. Mieux vaut choisir dès le départ un professionnel proche de chez soi.

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A propos de l'auteur,
Rivo Raphaël Chreçant

Rivo Raphaël Chreçant est journaliste et sociologue. Titulaire d'un master 2 de sociologie de l'éducation et de la famille (Université d'Antananarivo), il a exercé comme journaliste à La Gazette de la Grande Île de 2015 à 2018, après avoir dirigé la rédaction de la revue étudiante Socio Mag et travaillé comme journaliste web et traducteur pour les ONG Search for Common Ground et Population Services International à Madagascar. Il a également coordonné des projets pour l'ACAT Madagascar entre 2010 et 2012. Rédacteur pour Vortexlab Digital Marketing depuis 2021, il est directeur de la publication et rédacteur en chef de cmu.fr, où il rédige l'ensemble des guides consacrés à la protection sociale française. Sa méthode : partir des textes et barèmes publiés par les sources officielles — Légifrance, service-public.gouv.fr, ameli.fr, la DREES et les ministères — les traduire en langage clair, et les citer systématiquement pour que chaque lecteur puisse remonter à la source.