La Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) accompagne plus de 1,5 million de personnes en France chaque année. Cette institution départementale centralise toutes les démarches liées au handicap : reconnaissance du handicap, attribution de l’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH), cartes de priorité, orientation professionnelle ou scolaire.
Face à la complexité administrative et aux délais parfois longs, comprendre le fonctionnement de la MDPH devient essentiel pour faire valoir vos droits. Les réformes de 2024 ont simplifié certaines procédures, mais de nombreuses personnes restent perdues dans les méandres administratifs.
Ce guide détaille toutes les étapes pour réussir vos démarches en 2025 : constitution du dossier, délais de traitement, recours possibles, et surtout les nouveautés qui peuvent changer votre situation. Que vous découvriez la MDPH ou que vous renouveliez des droits, vous trouverez ici les informations concrètes pour avancer sereinement.
Qu’est-ce que la MDPH et quel est son rôle ?
La MDPH est un guichet unique départemental créé par la loi du 11 février 2005. Chaque département français dispose de sa propre MDPH, soit 101 structures sur tout le territoire. Ces établissements publics regroupent l’État, le département, les organismes de sécurité sociale et les associations de personnes handicapées.
La mission principale de la MDPH consiste à évaluer les besoins de compensation du handicap et à attribuer des droits personnalisés. L’équipe pluridisciplinaire, composée de médecins, travailleurs sociaux, psychologues et ergothérapeutes, étudie chaque situation individuellement.
Les principales prestations gérées par la MDPH incluent :
- La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH)
- L’Allocation aux Adultes Handicapés (AAH) et ses compléments
- La Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
- Les cartes mobilité inclusion (CMI)
- L’Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH)
- Les orientations en établissements spécialisés
- L’accompagnement scolaire et professionnel
En 2024, les MDPH ont traité plus de 4,5 millions de demandes, avec un délai moyen de traitement de 4,2 mois. Ce chiffre varie considérablement selon les départements : de 2 mois dans les Hautes-Alpes à plus de 8 mois en Seine-Saint-Denis. Selon des données de la DREES, 6,8 millions de personnes de 15 ans ou plus vivent avec un handicap en France.
« En 2021, 6,8 millions (13 %) de personnes de 15 ans ou plus vivant à leur domicile déclarent avoir au moins une limitation fonctionnelle » – Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques
La Commission des Droits et de l’Autonomie des Personnes Handicapées (CDAPH) prend les décisions finales. Cette commission se réunit régulièrement et statue sur la base des évaluations de l’équipe pluridisciplinaire. Ses décisions sont notifiées par courrier recommandé et peuvent faire l’objet de recours.
Depuis 2025, la dématérialisation s’accélère avec la généralisation du portail « Mon Parcours Handicap » sur service-public.fr. Cette plateforme permet de suivre l’avancement des dossiers en temps réel et de télécharger les notifications dès leur validation.
Conditions et éligibilité pour saisir la MDPH
Toute personne résidant en France peut saisir la MDPH de son département de résidence, sans condition de nationalité. Pour les étrangers, un titre de séjour en cours de validité est généralement requis, mais des exceptions existent pour les demandeurs d’asile et les personnes en situation irrégulière pour certaines prestations d’urgence.
La notion de handicap au sens de la MDPH est définie par l’article L114 du Code de l’action sociale et des familles : « toute limitation d’activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d’une altération substantielle, durable ou définitive d’une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques ».
Aucun taux minimum d’incapacité n’est exigé pour déposer une demande. L’équipe pluridisciplinaire évalue ensuite si le handicap justifie l’attribution de droits ou de prestations. Cette évaluation se base sur le guide-barème pour l’évaluation des déficiences et incapacités des personnes handicapées.
Situations particulières d’éligibilité
Certaines situations nécessitent une attention particulière :
Personnes âgées : Après 60 ans, les nouvelles demandes d’AAH ne sont plus possibles (sauf exceptions). La PCH reste accessible jusquis 75 ans si le handicap était reconnu avant 60 ans.
Enfants et adolescents : Dès la naissance, un enfant peut bénéficier de l’AEEH. L’orientation en établissement spécialisé ou l’accompagnement scolaire sont possibles dès 3 ans.
Étudiants : Les jeunes de 16 à 20 ans peuvent cumuler AAH et activité d’étudiant sous certaines conditions de ressources.
Travailleurs : La RQTH est compatible avec toute activité professionnelle et ouvre droit à des aménagements de poste.
| Prestation | Âge minimum | Âge maximum | Conditions particulières |
|---|---|---|---|
| AEEH | 0 an | 20 ans | Taux d’incapacité ≥ 50% |
| AAH | 20 ans | Âge légal retraite | Taux d’incapacité ≥ 50% |
| PCH | 0 an | 75 ans | Handicap avant 60 ans si > 60 ans |
| RQTH | 16 ans | Âge légal retraite | Aucune condition de taux |
| CMI | 0 an | Pas de limite | Selon le type de carte |
Les ressources prises en compte varient selon les prestations. Pour l’AAH, le plafond 2025 s’élève à 1 016,05€ par mois pour une personne seule et 1 524,07€ pour un couple. Ces montants sont revalorisés chaque année au 1er avril.
Démarches et procédure complète
Le dépôt d’une demande à la MDPH suit une procédure standardisée mais nécessite une préparation minutieuse. La qualité du dossier initial détermine largement la rapidité de traitement et les chances d’obtenir une réponse favorable.
Étape 1 : Constitution du dossier
Le formulaire Cerfa n°1569201 constitue la pièce centrale de toute demande. Ce document unique de 16 pages permet de solliciter plusieurs prestations simultanément. Il se télécharge sur le site de votre MDPH départementale ou sur service-public.fr.
Remplissez le formulaire de manière exhaustive et précise. Les cases laissées vides sont souvent interprétées comme une absence de besoin. Dans la partie « Expression des attentes et besoins », détaillez concrètement vos difficultés quotidiennes plutôt que de simplement nommer votre pathologie.
Exemple : Plutôt que d’écrire « arthrose », précisez « douleurs articulaires empêchant la station debout prolongée, difficultés pour monter les escaliers, impossibilité de porter des charges lourdes ».
Étape 2 : Rassemblement des pièces justificatives
La liste des documents obligatoires comprend :
- Certificat médical (Cerfa n°1569501) de moins de 6 mois, complété par un médecin
- Photocopie recto-verso d’une pièce d’identité en cours de validité
- Justificatif de domicile de moins de 3 mois
- Attestation de jugement de tutelle ou curatelle le cas échéant
Les pièces complémentaires recommandées varient selon vos demandes :
- Comptes-rendus d’hospitalisation récents
- Bilans spécialisés (neuropsychologique, ergothérapie, orthophonie)
- Courriers de médecins spécialistes
- Justificatifs de frais liés au handicap
- Photos ou vidéos illustrant les difficultés (acceptées par certaines MDPH)
Le certificat médical revêt une importance cruciale. Encouragez votre médecin à être précis sur les limitations fonctionnelles plutôt que sur le diagnostic. Un certificat bien rédigé peut faire la différence entre un accord et un refus.
Étape 3 : Dépôt et suivi du dossier
Trois modalités de dépôt sont possibles :
- En ligne via « Mon Parcours Handicap » (recommandé)
- Par courrier recommandé avec accusé de réception
- Dépôt direct à l’accueil de la MDPH
Un accusé de réception vous est adressé dans les 15 jours. Ce document indique votre numéro de dossier et la liste des demandes enregistrées. Conservez-le précieusement : il vous servira pour tous les contacts ultérieurs.
Le délai légal de traitement est fixé à 4 mois à compter de la date de dépôt du dossier complet. Passé ce délai, l’absence de réponse vaut rejet et ouvre droit à recours. En pratique, de nombreuses MDPH dépassent ce délai, particulièrement pour les dossiers complexes.
Étape 4 : Évaluation par l’équipe pluridisciplinaire
Votre dossier est étudié par une équipe pluridisciplinaire composée de professionnels médico-sociaux. Cette équipe peut demander des compléments d’information ou convoquer la personne handicapée pour un entretien.
L’évaluation se base sur plusieurs référentiels :
- Le guide-barème des déficiences et incapacités
- La Classification Internationale du Fonctionnement (CIF)
- Les référentiels spécifiques à chaque prestation
Un plan personnalisé de compensation (PPC) est élaboré. Ce document propose les réponses adaptées à vos besoins : prestations, orientations, recommandations. Vous recevez une copie de ce plan avec la proposition de l’équipe pluridisciplinaire.
Étape 5 : Décision de la CDAPH
La Commission des Droits et de l’Autonomie (CDAPH) statue sur la base du PPC. Elle peut suivre les propositions de l’équipe pluridisciplinaire, les modifier ou les rejeter. Ses décisions sont motivées et notifiées par courrier recommandé.
Les décisions possibles incluent :
- Accord total des demandes
- Accord partiel (certaines demandes seulement)
- Refus motivé
- Demande de complément d’information
Montants et prestations 2025
Les montants des prestations handicap sont revalorisés chaque année. Voici les barèmes applicables en 2025, sous réserve des ajustements du 1er avril.
Allocation aux Adultes Handicapés (AAH)
L’AAH à taux plein s’élève à 1 016,05€ par mois en 2025. Cette allocation est différentielle : son montant varie selon vos ressources et votre situation familiale. Pour les personnes souhaitant cumuler AAH et travail, des règles spécifiques s’appliquent selon les revenus d’activité.
| Situation | Plafond de ressources mensuel | AAH maximale |
|---|---|---|
| Personne seule | 1 016,05€ | 1 016,05€ |
| Couple | 1 524,07€ | 1 016,05€ |
| Couple + 1 enfant | 1 727,29€ | 1 016,05€ |
| Couple + 2 enfants | 1 930,51€ | 1 016,05€ |
Exemple : Pierre, marié sans enfant, perçoit un salaire de 800€. Son épouse gagne 500€. Leurs ressources totales (1 300€) dépassent le plafond couple (1 524,07€). Pierre ne peut pas bénéficier de l’AAH.
La majoration pour la vie autonome (MVA) de 104,77€ peut s’ajouter à l’AAH sous conditions : logement indépendant, pas d’activité professionnelle, bénéfice d’une aide au logement.
Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
La PCH couvre cinq types d’aides avec des plafonds spécifiques :
| Type d’aide | Plafond mensuel | Taux de prise en charge |
|---|---|---|
| Aide humaine | 1 930,32€ | 100% si ressources < 28 621,40€/an |
| Aide technique | 13 200€ sur 10 ans | 100% ou 80% selon ressources |
| Aménagement logement | 10 000€ sur 10 ans | 100% ou 80% selon ressources |
| Transport | 12 000€ sur 5 ans | 100% ou 80% selon ressources |
| Charges spécifiques | 1 800€ sur 10 ans | 100% ou 80% selon ressources |
La PCH aide humaine peut être majorée de 50% pour les personnes en situation de handicap rare ou nécessitant une surveillance constante. Pour certaines situations, il peut être pertinent de comparer avec d’autres dispositifs comme la pension d’invalidité selon les critères d’attribution spécifiques.
Allocation d’Éducation de l’Enfant Handicapé (AEEH)
L’AEEH de base s’élève à 142,70€ par mois. Elle peut être complétée par des compléments selon les besoins :
- 1ère catégorie : 106,09€ (soit 248,79€ au total)
- 2ème catégorie : 287,18€ (soit 429,88€ au total)
- 3ème catégorie : 406,42€ (soit 549,12€ au total)
- 4ème catégorie : 631,19€ (soit 773,89€ au total)
- 5ème catégorie : 808,05€ (soit 950,75€ au total)
- 6ème catégorie : 1 222,94€ (soit 1 365,64€ au total)
Depuis 2025, les familles peuvent opter pour la PCH enfant en alternative aux compléments AEEH, souvent plus avantageuse pour les frais d’aide humaine.
Questions fréquentes
Puis-je faire plusieurs demandes en même temps ?
Oui, le formulaire unique permet de cocher toutes les prestations souhaitées. C’est même recommandé pour éviter de multiplier les dossiers.
Que faire si ma MDPH ne répond pas dans les délais ?
Après 4 mois sans réponse, vous pouvez saisir le tribunal administratif. Un recours gracieux auprès de la MDPH reste souvent plus efficace dans un premier temps.
Mes ressources ont baissé, puis-je demander une révision ?
Oui, toute modification significative de situation justifie une nouvelle demande. Pour l’AAH, la révision est même automatique sur déclaration trimestrielle.
La RQTH est-elle obligatoire pour bénéficier d’aménagements au travail ?
Non, mais elle facilite les démarches et ouvre des droits supplémentaires (formation, maintien dans l’emploi). Elle n’est pas obligatoire pour les aménagements raisonnables.
Puis-je cumuler AAH et salaire ?
Oui, dans certaines limites. L’AAH est réduite en fonction des revenus d’activité selon un mécanisme d’abattement progressif.
Comment contester une décision de refus ?
Vous disposez de 2 mois pour faire un recours gracieux auprès de la MDPH, puis 2 mois supplémentaires pour saisir le tribunal administratif si le recours gracieux échoue.
La carte d’invalidité existe-t-elle encore ?
Non, elle a été remplacée par la carte mobilité inclusion (CMI) depuis 2017. Les anciennes cartes restent valables jusqu’à leur date d’expiration.
Dois-je renouveler mes droits avant leur expiration ?
Oui, déposez votre demande de renouvellement 6 mois avant l’expiration pour éviter toute interruption de droits.
Puis-je me faire accompagner dans mes démarches ?
Oui, de nombreuses associations proposent un accompagnement gratuit. Votre MDPH dispose aussi d’un service d’accueil et d’information.
Les décisions de MDPH sont-elles valables dans toute la France ?
Oui, mais en cas de déménagement, vous devez signaler votre changement d’adresse à votre nouvelle MDPH de résidence.
Recours et contestations : défendre vos droits
Face à une décision défavorable ou à l’absence de réponse, plusieurs voies de recours s’offrent à vous. Le respect des délais est crucial : passé 2 mois, votre recours devient irrecevable.
Le recours gracieux : première étape recommandée
Le recours gracieux consiste à demander à la MDPH de réexaminer votre dossier. Cette démarche, souvent négligée, aboutit pourtant dans 30% des cas selon les statistiques nationales. Adressez votre courrier au président de la CDAPH en expliquant précisément les points de désaccord.
Joignez à votre recours gracieux tout élément nouveau : certificats médicaux récents, témoignages de proches, photos illustrant vos difficultés. Un recours qui ne fait que répéter les mêmes arguments a peu de chances d’aboutir.
Exemple de motifs recevables :
- Évolution de votre état de santé depuis le dépôt initial
- Erreur d’appréciation sur vos besoins réels
- Non-prise en compte d’un élément de votre dossier
- Application incorrecte des barèmes réglementaires
Le recours contentieux devant le tribunal administratif
Si le recours gracieux échoue ou reste sans réponse pendant 2 mois, vous pouvez saisir le tribunal administratif compétent. Cette procédure, gratuite et sans obligation d’avocat, nécessite cependant une argumentation juridique solide.
Le délai de recours contentieux est de 2 mois à compter :
- De la notification de rejet du recours gracieux
- Ou de l’expiration du délai de 2 mois sans réponse au recours gracieux
Les tribunaux administratifs statuent en moyenne dans un délai de 12 à 18 mois. Pendant cette période, vos droits antérieurs sont maintenus si vous aviez déposé une demande de renouvellement.
La conciliation : une alternative efficace
Depuis 2020, toutes les MDPH proposent une procédure de conciliation gratuite. Un conciliateur indépendant, souvent un ancien cadre médico-social, examine votre dossier et propose une solution amiable.
La conciliation présente plusieurs avantages :
- Rapidité : résolution en 2 à 3 mois généralement
- Souplesse : solutions personnalisées possibles
- Maintien du dialogue avec la MDPH
- Possibilité de recours ultérieur en cas d’échec
Nouveautés et évolutions 2025
L’année 2025 marque plusieurs évolutions importantes dans le fonctionnement des MDPH et l’attribution des prestations handicap. Pour les personnes aux ressources limitées, il peut être utile de connaître également les dispositifs complémentaires comme le revenu de solidarité active dont le montant s’élève à 635,71€ en 2025.
Démarches 100% numériques
La dématérialisation complète des démarches MDPH devient effective dans tous les départements. Le portail « Mon Parcours Handicap » permet désormais :
- Le dépôt de demandes entièrement en ligne
- Le suivi en temps réel de l’avancement des dossiers
- La réception des notifications par voie électronique
- La consultation de l’historique de vos droits
Cette évolution s’accompagne du maintien des accueils physiques pour les personnes non équipées numériquement ou ayant besoin d’accompagnement.
Simplification des renouvellements
Les droits à vie sont étendus à de nouvelles situations. Désormais, l’AAH et la RQTH peuvent être accordées sans limitation de durée pour les handicaps irréversibles dont l’évolution n’est pas prévisible.
Les critères d’attribution des droits à vie incluent :
- Taux d’incapacité de 80% avec handicap irréversible
- Pathologies évolutives en phase avancée
- Déficiences sensorielles totales
- Handicaps d’origine génétique sans traitement curatif
Réforme de la PCH
La PCH bénéficie de plusieurs améliorations en 2025 :
- Élargissement de l’aide humaine : prise en compte des activités de participation sociale
- Nouveaux forfaits pour l’aide aux aidants familiaux
- PCH parentalité : aide spécifique pour les parents en situation de handicap
- Simplification des justificatifs : réduction de 40% des pièces à fournir
Ces évolutions visent à réduire le « reste à charge » des personnes handicapées, estimé en moyenne à 1 800€ par an selon l’enquête nationale handicap.
La MDPH reste votre interlocuteur privilégié pour faire reconnaître votre handicap et accéder aux droits correspondants. Malgré la complexité apparente des démarches, une approche méthodique et une bonne préparation de votre dossier maximisent vos chances d’obtenir les aides nécessaires.
N’hésitez pas à vous faire accompagner par les associations locales ou les services sociaux de votre commune. Ces structures connaissent les spécificités de votre MDPH départementale et peuvent vous aider à optimiser votre demande.
Pour des informations actualisées et spécifiques à votre département, consultez régulièrement le site de votre MDPH et les pages dédiées sur service-public.fr. Les évolutions réglementaires sont fréquentes et peuvent impacter directement vos droits.