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La poursuite des travaux sur les refus de soins : une analyse des discours des médecins et des dentistes

Le terme « refus de soins » désigne le comportement par lequel le professionnel de santé refuse d’offrir au bénéficiaire de la CMU­C ou de l’ACS, les prestations de santé dans des conditions de délai et de qualité identiques à celles proposées à tout autre assuré et dans le respect des principes de dispense d’avance de frais et d’opposabilité des tarifs de responsabilité de la sécurité sociale.

Afin de mieux appréhender les raisons des refus de soins, le Fonds CMU­C et le Défenseur des droits ont lancé à l’automne 2014, un appel à projet de recherche visant à recueillir le point de vue des professionnels de santé concernant la prise en charge de patients vivant dans des conditions de vie précaires, notamment ceux qui sont au-dessous du seuil de pauvreté, c’est-à-dire éligibles à la CMU­C ou à l’ACS.

Cette recherche est portée par l’Université Paris 13 et le laboratoire LEPS « Éducations et pratiques en santé ». Elle a été réalisée par Caroline Desprès, docteur en médecine, en anthropologie et ethnologie, qui a mené de nombreuses recherches relatives à la pratique des refus de soins et à l’accès aux soins des personnes en situation de précarité. Elle a notamment étudié la pratique des refus de soins au travers de trois études par testing en 2006, 2009 et 2012.

Au-delà de leur point de vue sur les différentes questions posées par la précarité économique et sociale des patients, l’enquête a eu pour objectif d’obtenir des professionnels de santé un état de leurs pratiques à l’égard des patients précaires et les logiques de ces conduites, qui ne sont pas nécessairement formulées et conscientes.

Cette étude permet de mieux comprendre les logiques psychosociales du refus de soins à l’égard des bénéficiaires de la CMU­C (et d’éventuelles autres catégories de patients).

L’approche de cette recherche est socio-anthropologique, elle tend à déterminer dans quelle mesure les personnes en situation de précarité font l’objet d’un traitement différencié et dans quelle mesure cela relève d’une discrimination.

Elle s’appuie sur la réalisation d’entretiens semi-directifs menés entre mars et juin 2016 auprès de praticiens (10 dentistes, 18 médecins généralistes, 20 médecins spécialistes). La recherche a été centrée sur la médecine de ville et quelques médecins du secteur public.

Pour accéder à l'étude, cliquez ici

Pour accéder à la synthèse, cliquez ici


Date de parution : 03-04-2017

 

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